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L’Espagne, échanges commerciaux avec le Maroc

Les exportations espagnoles à destination du Maroc se sont élevées à 5,3 milliards euro en 2012, soit une croissance de 28,7% par apport à l’exercice précédent.

Il s’agit d’un nouveau record battu par les échangés entre les deux pays, indique un bulletin de l’Institut du Commerce Extérieur (ICEX), relevant du secrétariat d’Etat espagnol du Commerce.

D’âpres ce document, auquel a eu accès perioditas-es.com, 18.839 entreprises espagnoles avaient, durant la même période, exporté leurs marchandises au royaume, lequel est devenu, hors de l’Union Européenne (UE), le 2e client de leur pays derrière les Etats-Unis.

Le volume des exportations de l’Espagne vers le Maroc représentent 2,38% du total de ses ventes à l’extérieur et 47,2% de celles à destination de la rive sud de la Méditerranée. La forte progression de ces ventes, qui se situent au-dessus de la moyenne de l’UE, a placé l’Espagne en première position en tête des pays fournisseurs du Maroc, avant la France, ajoute la même source qui se réfère à l’Office marocain des Changes.

En détails, le bulletin économique espagnol signale que six principaux secteurs viennent en tête dans les importations marocaines. Il s’agit descombustibles et lubrifiants, des automobiles, textiles pour confection, produits sidérurgiques, équipements électriques, composants et accessoires d’automobiles.

« Nos exportations demeurent diversifiées eu égard à la complémentarité des deux économies et des chaines de valeur générées par le secteur industriel », retient la même source. De ce fait, le secteur énergétique représente 27% des exportations. Il est suivi des textiles (10%) et des composants d’automobilescomme conséquence des activités de la plateforme de Renault installée à Tanger.

Durant 2012, au moins 2.771 entreprises espagnoles ont, de leur côté, importé des marchandises du Maroc.

Dans la pratique, l’Espagne occupe le premier poste d’exportateur vers le Maroc depuis une décennie environ si est prise en compte la contrebande à travers les villes de Sebta et  Melilla, signale dimanche  le quotidien madrilène El Pais.

Dans une chronique, intitulée “Double record” signée par  le journaliste Ignacio Cembrero, El Pais estime que le volume du « commerce atypique » (ou contrebande à travers les frontières avec les deux villes occupées) serait de 1,4ou 1,5 milliard euros. « La contrebande avec le Maroc dépasse le volume des exportations espagnoles vers le Canada, l’Inde ou l’Argentine », observe le journal qui relève que les recettes à titre de l’Impôt sur la Production, les Services et l’Importation  dans les villes Sebta et Melilla (IPSI), ontrespectivement augmenté en 2012 de 5% et 9%. Durant les mois de janvier et février, ces recettes ont progressé de 18% uniquement à Sebta, note El Pais citant le conseiller à l’économie et aux finances dans cette ville. Pendant la même période, « la contrebande a augmenté de 25% », indique d’autre part le journal qui cite le département de l’économie et des finances dans la ville occupée.

En 2012, l’IPSI avait rapporté 65 millions euros à Sebta, soit 26% du budget de cette ville. « Ce phénomène n’a pas d’explication rationnelle parce que la grande partie des marchandises exportées illégalement comprend une mince valeur ajoutée », relève enfin El Pais citant des experts.

 

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Sobre Mohamed Boundi

Periodista, doctor en sociología y ciencias de la comunicación de la universidad Complutense de Madrid. Corresponsal en España desde 1987, es licenciado en periodismo, investigador en ciencias sociales, opinión pública y cultura política. Publicaciones: “Marruecos-España: Heridas sin cicatrizar”, un estudio sobre la imagen de Marruecos y sus instituciones en la opinión pública española en momentos de crisis; “Sin ellas no se mueve el mundo”, un trabajo de terreno sobre la condición de las empleadas de hogar inmigrantes en España; “La mujer marroquí en la Comunidad autónoma de Madrid: convivencia y participación social”.

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