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Victoire de l’Espagne sur l’Italie tirée par les cheveux

La sélection espagnole, “la roja”, s’est qualifiée, jeudi soir, à la finale de la finale de la Coupe des Confédérations à l’issue d’une victoire agonique sur son éternelle rivale, la sélection italienne au Estadio Castelao de Fortaleza.

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Le match s’était présenté comme une suite de la dernière Coupe d’Europe des Nations. Pour les uns, c’était le match-revanche de l’Italie battue par les espagnols à la finale de cette coupe. Pour les autres, c’est le match-confirmation de la suprématie de la “roja” sur le foot mondial. En fin de compte, les spectateurs et téléspectateurs sont restés sur leur faim et l’épilogue du duel n’a été connu qu’à l’issue de tir de 14 coups de pénalties à l’avantage des espagnols (7 buts à 6).

Au lendemain de ce match, tout type de commentaire est permis. Ce qui est certain est qu’italiens et espagnols ont donné une grande leçon de fair-play à l’issue de cette rencontre avec un échange de maillots, d’accolades et de bonnes paroles. Pour les espagnols, le jeu était équilibré et que la loterie a joué à leur faveur. Pour les italiens, il y aura d’autres opportunités pour “gagner les espagnols”. Dimanche, espagnols et brésiliens croiseront le fer au Maracaña le mythique stade de Rio de Janeiro.

Toutefois, il est de justesse de dire que la “roja” a présenté dans son duel avec la ” Squadra Azzurra ” sa pire version. Le public n’a pas assisté au bon football auquel s’est habitué de la part des espagnols qui n’ont ni dominé le match avec autorité ni étaient supérieurs à leurs rivaux. Ils ont finalement réussi à gagner les italiens à l’issue de 120 minutes de jeux et sans but et 14 tirs de penalties (7 buts à 6). Le brésil attend dimanche, à la finale, la “roja” dans l’espoir de rééditer ses exploits.

Ce qui est à retenir aussi est que la “roja” avait évolué avec la même philosophie du FC Barça. Vicente Del Bosque est fasciné par le “tiki-taka” catalan qui émerveille le monde à tel point qu’il avait fait appel à neuf joueurs du Barça et cédé la responsabilité de la direction du jeu à Xavi, Iniesta, Busquet pour verrouiller le milieu du terrain et préparer les incursions de la ligne d’attaque. Seulement, le système de jeu du Barça a été bien étudié par les italiens. Le coach Prandelli a fait une parfaite lecture des trois précédents matchs disputés par la “roja” en Brésil (et aussi des matchs du Barça) et préparé un antidote contre le trio barcelonais en plaçant six joueurs au milieu du terrain. Ce système a donné ses résultats parce qu’il a permis de verrouiller la zone de création dominée par Xavi – Iniesta et de lancer des ailiers rapides pour effrayer la défense espagnole. Ce plan a eu ses fruits parce que l’Espagne s’est réduite à une machine grippée, sans imagination et privée d’espaces pour pouvoir progresser et menacer les bois italiens. Sans domination de la balle, sans profondeur et sans contrôle du match, les combinaisons triangulaires qui inquiétaient les rivaux étaient devenues impossibles au milieu d’une forêt de pieds dans la zone italienne.

La “squadra Azzurra” reprenait de plus en plus confiance en soi au fil du match et seul un miracle avait évité qu’elle marquât le premier but. Ses attaquants, Giaccherini, Marshisio et Maggio ont eu leurs propres opportunités mais l’avaient perdues. Du côté espagnol, Torres, Iniesta, Navas et Piqué ont failli ouvrir la marque mais la chance ne fut pas non plus de leur côté.

La “roja” manquait de précision dans les passes et la définition finale dans le rectangle de réparation adverse. Del Bosque a dû inventer en vain un faux “numéro 9” en remplaçant Torres par Javi Martinez, un habile milieu de terrain qui évolue au Bayern de Munich. Durant les périodes de prolongation qui furent un monologue espagnol, les italiens ont baissé les bras à cause de la fatigue. La “roja” dominait, créait des occasions de but et tirait contre les bois gardés par Barzagli mais Le goal boudait les bottes espagnoles.

Les deux sélections devaient finalement opter pour la loterie des tirs au but. C’est Navas qui a réussi le septième et dernier tir au penalty mettant fin à un match sans perdant ni gagnant mais avec un seul qualifié, “la roja”.

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